
Gérald Darmanin, garde des Sceaux et ministre de la Justice, s’est rendu à Alger ce lundi dans le cadre d’une visite officielle visant à « renouer le lien de confiance avec l’Algérie », a annoncé son entourage. Ce déplacement intervient dans un contexte marqué par des tensions diplomatiques récurrentes entre Paris et Alger.
Le ministre français doit rencontrer plusieurs hauts responsables algériens, dont le ministre de la Justice, pour aborder des dossiers sensibles tels que la coopération judiciaire, la lutte contre le terrorisme et la gestion des flux migratoires. « Il s’agit de reconstruire un partenariat équilibré et respectueux de nos intérêts mutuels », a précisé une source diplomatique.
Cette visite s’inscrit dans la volonté affichée par l’exécutif français de « dépasser les contentieux historiques » et de « construire une relation apaisée » avec l’ancienne colonie. Depuis plusieurs mois, les échanges entre les deux pays se sont intensifiés, notamment après la nomination d’un nouvel ambassadeur français à Alger.
Les observateurs estiment que ce déplacement constitue un test pour la nouvelle stratégie africaine de la France, qui cherche à renouveler ses partenariats sur le continent. « La confiance ne se décrète pas, elle se gagne par des actes concrets », a commenté un analyste politique algérien sous couvert d’anonymat.
À l’issue de sa visite, Gérald Darmanin devrait signer plusieurs accords de coopération technique, notamment dans le domaine de la formation des magistrats et de l’extradition. Les deux parties espèrent ainsi poser les bases d’une « relation rénovée », selon les termes employés par le ministère français de la Justice.
