Paris : la moitié des locataires consacre plus de 34% de ses revenus au loyer

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Camille Leroy
Économie - 18 Mai 2026

Selon des études de l’Insee et de l’Institut Paris Région (IPR) publiées ce jeudi 7 mai, la moitié des locataires du parc privé parisien consacrent plus de 34% de leurs ressources à leur loyer. Ce taux d’effort, qui mesure la part des revenus dédiée au logement, est jugé excessif au-delà de 35% ou 40% selon les modèles d’analyse.

Les femmes seules sont particulièrement vulnérables : une sur deux alloue au moins 42% de ses revenus au paiement de son loyer, contre 39% pour les familles monoparentales et 38% pour les hommes seuls, selon l’étude de l’Insee réalisée avec l’Observatoire des loyers de l’agglomération parisienne (Olap). Les jeunes de moins de 30 ans subissent également un coût élevé : un locataire sur deux dans cette tranche d’âge consacre la moitié de ses ressources au loyer.

Ces chiffres sont calculés avant déduction des aides au logement. À Paris, 17% des locataires du parc privé en bénéficient. Parmi eux, huit ménages sur dix dépensent plus d’un tiers de leurs revenus dans le logement avant déduction des aides, contre un peu plus d’un tiers après déduction. L’Insee souligne que les aides au logement sont « considérées comme un moyen d’alléger la charge financière, et non comme un supplément de revenu ».

Les loyers parisiens sont principalement tirés par les prix élevés de l’immobilier et une offre insuffisante. D’après une autre étude de l’IPR, le nombre de logements privés à louer à Paris s’est réduit de 16 208 unités, soit -3%, entre 2006 et 2022.

À l’échelle régionale, l’offre locative privée a augmenté de 15% entre 2006 et 2022, notamment en grande couronne (+42%, soit 137 535 logements supplémentaires) et en petite couronne (+23,7%, soit 112 258 logements supplémentaires). L’IPR constate par ailleurs que « la part des logements secondaires et vacants repart nettement à la hausse » depuis 2012, pour atteindre 11,2% des logements franciliens en 2022.

La baisse de l’offre locative privée à Paris s’explique « par la dégradation de la rentabilité locative » due au « décrochage entre hausse des prix immobiliers — qui étaient décorrélés des salaires et soutenus par des taux d’intérêt très bas — et des loyers qui ont augmenté, mais qui n’ont pas pu suivre », selon Emmanuel Trouillard. Si les professionnels de l’immobilier pointent régulièrement l’encadrement des loyers, ce dispositif n’en est pas le facteur principal à Paris, estime-t-il. Pour préserver la rentabilité, les investisseurs se seraient tournés vers le reste de l’Île-de-France, notamment en Seine-Saint-Denis et dans le Val-de-Marne, où l’offre locative progresse selon l’IPR.

📝 Cet article a été réécrit avec l’aide de l’IA à partir du contenu de BFMTV.
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