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Le président de la République, Emmanuel Macron, a réaffirmé ce mercredi sa volonté de soutenir l’idée d’un emprunt européen destiné à financer la recherche, l’innovation et les technologies de pointe, en particulier dans les domaines de l’intelligence artificielle et du calcul quantique. Cette déclaration intervient dans un contexte de concurrence accrue avec les États-Unis et la Chine.
« Nous allons continuer de défendre l’idée d’un emprunt européen pour la recherche, l’innovation et la technologie », a-t-il déclaré lors d’un discours prononcé à l’Élysée. Ce mécanisme, inspiré du plan de relance post-Covid, viserait à mutualiser les dettes des États membres afin de lever des fonds conséquents pour des projets stratégiques.
Le chef de l’État a insisté sur l’urgence d’investir massivement dans l’IA et le quantique, secteurs qu’il considère comme cruciaux pour la souveraineté économique et technologique de l’Europe. « Nous devons être capables de produire nos propres modèles et notre propre infrastructure », a-t-il ajouté, appelant à une coordination renforcée au niveau européen.
Cette proposition n’est pas nouvelle. Emmanuel Macron l’avait déjà évoquée lors de son discours sur l’Europe en 2023, mais elle revient sur le devant de la scène alors que l’Union européenne prépare son prochain cadre budgétaire pluriannuel. Plusieurs pays, notamment les pays frugaux du Nord, restent toutefois réticents à l’idée d’une dette commune supplémentaire.
Le gouvernement français espère que cet emprunt permettrait de mobiliser plusieurs dizaines de milliards d’euros sur dix ans. Une partie des fonds serait également allouée à la formation et à la recherche fondamentale, afin de réduire la fuite des cerveaux vers les géants américains de la tech.
