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Emmanuel Macron a officiellement soutenu l’abrogation du Code noir, ce texte juridique ayant encadré l’esclavage dans les colonies françaises. Lors d’un discours à l’Élysée, le chef de l’État a également ouvert la voie à une réflexion sur le principe de « réparations » aux victimes de l’esclavage et à leurs descendants.
« Le Code noir est une tache dans notre histoire républicaine. Il est temps de le retirer de notre droit positif », a déclaré le président, saluant le travail des historiens et des associations mémorielles. Il a ajouté : « Nous devons regarder en face ce passé pour construire un avenir apaisé. »
Le chef de l’État a précisé qu’une commission d’experts serait prochainement chargée d’étudier les modalités juridiques et symboliques de cette abrogation. Cette décision fait suite à une pétition citoyenne ayant recueilli plus de 200 000 signatures.
Sur la question des réparations, Emmanuel Macron s’est montré plus prudent tout en reconnaissant sa légitimité. « Je demande à des chercheurs et des économistes de travailler sur la faisabilité et les formes possibles de réparations, qu’elles soient financières, symboliques ou territoriales », a-t-il indiqué, sans donner de calendrier précis.
Cette annonce suscite des réactions contrastées : les associations antillaises saluent une avancée historique, tandis que certains élus d’outre-mer réclament des actes concrets. Le débat s’annonce vif au Parlement, où une proposition de loi pourrait être déposée dans les prochains mois.
