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Emmanuel Macron s’est exprimé ce jeudi sur la résolution adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies concernant les réparations pour l’esclavage et la traite négrière. Le président de la République a estimé que ce texte ne pouvait être ignoré, insistant sur la nécessité d’une reconnaissance historique.
« On ne peut pas balayer d’un revers de main cette résolution », a déclaré le chef de l’État depuis l’Élysée. Il a souligné que la France, en tant qu’ancienne puissance coloniale, devait assumer ses responsabilités dans ce débat international.
La résolution, portée par les pays africains et caribéens, appelle à un dialogue approfondi sur les formes de réparations, qu’elles soient financières, symboliques ou juridiques. Paris s’est abstenu lors du vote, tout en se disant ouvert à la discussion.
Macron a également rappelé les actions déjà menées par la France, comme la création de la Fondation pour la mémoire de l’esclavage ou le rapport sur les restitutions d’œuvres d’art. « Nous avons avancé, mais le chemin reste long », a-t-il concédé.
Cette prise de position intervient alors que plusieurs organisations de la société civile pressent le gouvernement d’aller plus loin. Le président a promis de « travailler avec nos partenaires pour une approche apaisée et constructive » sur ce sujet sensible.
