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Les ventes de voitures électriques d’occasion ont bondi de 62% sur un an en avril, un record historique, mais cette envolée se heurte encore à des blocages structurels qui freinent l’adoption par le grand public.
Alors que le prix moyen des carburants dépasse les 2 euros le litre depuis le début du conflit au Moyen-Orient, le coût au kilomètre redevient une obsession pour les automobilistes français.
Pour amortir le choc, le gouvernement a renforcé ses dispositifs en portant à 100 euros l’aide aux travailleurs « grands rouleurs ».
Dans ce contexte, le marché de l’électrique d’occasion décolle : selon AutoScout24, 26.182 véhicules 100% électriques ont été vendus en avril, soit une hausse de 62,39% par rapport à l’année précédente, portant la part de marché à plus de 6% contre 3% un an plus tôt.
Leboncoin confirme cette tendance : les recherches de voitures électriques ont bondi de 81% en avril et les ventes ont grimpé de 62% (+80% chez les professionnels).
L’Observatoire de La Centrale note un doublement des requêtes pour les modèles à batterie depuis le passage de l’essence au-dessus de 2 euros le litre début mars.
L’offre de seconde main, multipliée par trois depuis 2022, atteint désormais 40.000 annonces sur Leboncoin, avec un prix moyen de 22.153 euros au premier trimestre 2026, en baisse de 9,53% sur un an.
Les modèles phares illustrent cette baisse : la Renault Zoé perd 16,49% (11.491 euros), la Tesla Model 3 recule à 25.990 euros, et les petits urbains débutent sous les 10.000 euros.
Avec un carburant thermique en hausse de 19% depuis les tensions au Moyen-Orient, l’électricité reste nettement plus économique au kilomètre, surtout pour les recharges à domicile en heures creuses.
Pourtant, un paradoxe demeure : selon un sondage récent, seuls 10% des automobilistes déclarent vouloir passer au 100% électrique pour leur prochain achat.
Ce décalage se traduit par un délai de revente de 151 jours pour une électrique d’occasion contre 102 jours pour un véhicule thermique, selon le baromètre Mobilians-Avere.
Les freins historiques – prix initial, autonomie perçue, et réseau de bornes publiques – pèsent encore plus lourd que la colère à la pompe. Pour convaincre, Leboncoin recommande de définir son usage, d’exiger le certificat SOH (State of Health) de la batterie, et de privilégier la recharge à domicile.
