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Stellantis annonce ce mardi la production dès 2028 en Italie de petites voitures électriques « abordables », destinées au marché européen, marquant ainsi son retour dans les modèles à bas prix pour résister à la concurrence chinoise.
Ces véhicules, baptisés « e-cars », sortiront sous plusieurs marques du groupe et seront fabriqués à Pomigliano d’Arco, dans l’usine historique de la Fiat Panda, a précisé le constructeur.
Il s’agit d’un retour aux sources pour Stellantis, qui avait délaissé les citadines bon marché au profit de modèles plus coûteux, mais qui perd des parts de marché en Europe depuis quatre ans et mise désormais sur ces modèles pour reconquérir les consommateurs.
Le projet s’inscrit dans la nouvelle catégorie européenne de petits véhicules électriques créée fin 2025, visant à réduire les coûts de production et à favoriser des modèles sous 20 000 euros, voire 15 000 euros, afin de mieux concurrencer les constructeurs chinois.
« La e-Car est un véhicule électrique, compact, innovant et abordable, développé dans la tradition européenne de la mobilité pour tous. Elle répond à la contraction sans précédent du segment des petites voitures abordables en Europe ces dernières années », a déclaré Antonio Filosa, directeur général de Stellantis, cité dans un communiqué.
Cette initiative permet également au groupe italo-franco-américain de se conformer aux exigences de l’Union européenne, qui impose un pourcentage croissant de ventes de voitures électriques et a assoupli les règles pour les petits modèles produits localement.
Jusqu’à récemment, les modèles électriques vendus sous 20 000 euros restaient rares en Europe, mais les constructeurs multiplient les efforts : Renault a lancé la R5 électrique à environ 25 000 euros primes déduites en 2024, puis une Twingo électrique à 15 000 euros en avril 2025, fabriquée en Slovénie avec des pièces chinoises.
Stellantis a pour sa part commercialisé mi-2024 la Citroën e-C3, fabriquée en Slovaquie, initialement à 20 000 euros, désormais affichée à partir de 13 000 euros avec la prime maximale, ainsi que la Fiat Panda électrique fabriquée en Serbie, à partir de 13 900 euros.
Le groupe distribue aussi en Europe la Leapmotor T03, petite électrique chinoise très bon marché, dont le prix catalogue a été abaissé à 15 900 euros en début d’année ; en Italie, des primes élevées l’ont rendue accessible à moins de 5 000 euros pour les foyers modestes, suscitant un afflux de clients.
Dès juin 2025, le président de Stellantis, John Elkann, plaidait pour des mini-voitures électriques inspirées des « kei car » japonaises, afin de contrer la vague de modèles chinois abordables qui déferle sur l’Europe.
Stellantis suit ainsi l’exemple de Renault et Volkswagen, qui ont déjà amorcé une baisse des prix et développé des petites électriques accessibles depuis 2024-2025, dans un contexte de pression réglementaire et concurrentielle accrue.
Cette stratégie illustre la volonté des constructeurs européens de défendre leur marché historique face à l’offensive chinoise, en revenant à des véhicules compacts, innovants et surtout abordables pour le plus grand nombre.
