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Soupçon de faux témoignage sur les crèches : non-lieu requis pour Aurore Bergé

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Lucas Dubois
Société - 20 Mai 2026

Le parquet général de la Cour de cassation a requis, ce mercredi 20 mai, un non-lieu en faveur de la ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes Aurore Bergé dans le dossier des crèches privées.

La procédure est en cours devant la Cour de justice de la République (CJR), l’instance compétente pour juger les membres du gouvernement pour des actes commis dans l’exercice de leurs fonctions.

Aurore Bergé avait été entendue le 30 avril 2024 par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale. Le 9 octobre 2024, le bureau de l’Assemblée a transmis un signalement à la CJR, estimant que ses propos étaient « susceptibles de constituer un faux témoignage ».

Le parquet général précise qu’il s’agit « des propos tenus, sous serment, par Mme Aurore Bergé (…) au cours de laquelle elle avait déclaré ne pas avoir de lien personnel, intime ou amical avec Mme Elsa Hervy, déléguée générale de la Fédération française des entreprises de crèches ».

Ce signalement fait suite à la publication, le 18 septembre 2024, de l’ouvrage « Les Ogres » de Victor Castanet, prix Albert-Londres pour son précédent livre sur les maisons de retraite et le groupe Orpea.

Dans son livre, Victor Castanet évoque un « pacte de non-agression » qui aurait été conclu entre Aurore Bergé et Elsa Hervy. Un courriel révélé par le journaliste montre la ministre disant à sa directrice de cabinet en août 2023 : « C’est surtout une copine 🙂 Elle sera très aidante avec moi ».

Durant l’information judiciaire, Aurore Bergé, désormais ministre à l’Égalité entre les femmes et les hommes et à la lutte contre les discriminations, a été placée sous le statut de témoin assisté, sans jamais être mise en examen.

Le procureur général de la Cour de cassation, Rémy Heitz, indique dans un communiqué : « Les investigations réalisées n’ont pas démontré l’existence d’un lien personnel, intime ou amical entre Mme Aurore Bergé et Mme Elsa Hervy et n’ont donc pas établi la fausseté des propos tenus par Mme Aurore Bergé le 30 avril 2024 ». Un non-lieu a donc été requis.

L’avocate de la ministre, Jade Dousselin, a réagi auprès de l’AFP : « Les réquisitions du parquet général, en faveur d’un non-lieu pour Mme Aurore Bergé, confirment ce qu’elle n’a eu de cesse de clamer ces deux dernières années à savoir qu’elle a rempli sa mission avec intégrité et transparence et qu’elle n’a jamais menti devant la commission d’enquête parlementaire ».

Aurore Bergé, ex-présidente du groupe Renaissance à l’Assemblée nationale, a été entendue deux fois, en juin et octobre 2025. Ses collaborateurs, ainsi que Victor Castanet et Elsa Hervy, ont également été auditionnés, précise Rémy Heitz, qui ajoute que plusieurs supports numériques ont été saisis et exploités.

Début mai, le parquet général de la Cour de cassation avait indiqué que l’enquête était terminée, sans mise en examen de la ministre. Le ministère public pouvait alors demander un non-lieu ou de nouvelles investigations, mais ne pouvait pas requérir de procès contre Aurore Bergé, car elle bénéficie du statut de témoin assisté.

Me Jade Dousselin a rappelé qu’« Aurore Bergé a porté plainte en diffamation par deux fois contre M. Victor Castanet à la suite de la parution de son livre ».

L’affaire continue de susciter des interrogations sur les liens entre responsables politiques et acteurs du secteur de la petite enfance, tandis que la justice examine les faits.

📝 Cet article a été réécrit avec l’aide de l’IA à partir du contenu de BFMTV.
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