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Patrick Bruel accusé de viol : ses déclarations aux enquêteurs en 2021-2022

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Hugo Petit
Société - 22 Mai 2026

L’enquête visant Patrick Bruel pour des accusations de viol et d’agression sexuelle, classée sans suite en novembre 2022, a été rouverte d’initiative par le parquet de Nanterre. Le chanteur, qui conteste les faits, s’était exprimé à deux reprises devant les enquêteurs en 2021 et 2022.

En août 2022, Patrick Bruel s’est présenté librement au siège de la police judiciaire parisienne, accompagné de son avocat Me Christophe Ingrain. Il était confronté à Ophélie Fajfer, une jeune femme l’accusant de l’avoir agressée sexuellement et violée sept ans plus tôt, en 2015, dans la piscine de sa propriété de l’Isle-sur-Sorgue.

Dès le début de cette confrontation, le chanteur a souhaité modifier ses déclarations antérieures. Lors de sa première audition, en décembre 2021, il affirmait ne pas se souvenir de la jeune femme et niait tout contact charnel. « Devant vous j’étais abasourdi, et après j’ai refait le film et je peux préciser deux ou trois choses », a-t-il expliqué.

Il a alors décrit une version des faits radicalement différente de celle de la plaignante. « Je me souviens d’être dans la piscine, qu’elle vient dans la piscine et qu’on s’embrasse. Que c’est un baiser tout à fait consenti. Et là il y a un moment où on ne peut pas aller plus loin de sa part, elle fait un geste de ses mains sur ma poitrine. Là ça s’arrête. »

Un enquêteur l’a interrogé sur les raisons possibles de ce rejet. « On s’est embrassés, et à partir de ce moment-là, elle a retiré son visage et mis ses mains pour me repousser, voulant dire ‘Je ne veux pas aller plus loin’. Je ne l’ai pas touchée », a répondu le chanteur.

Ophélie Fajfer, quant à elle, a livré un récit beaucoup plus grave. Elle a décrit son enthousiasme initial lorsque Patrick Bruel s’est intéressé à ses compositions musicales, puis son sentiment de tranquillité en acceptant son invitation, car il lui avait assuré que ses enfants et d’autres personnes seraient présents.

Arrivée sur place, elle n’a croisé personne dans l’immense propriété. Selon elle, l’attitude du chanteur a alors basculé. Au bord de la piscine, il l’aurait embrassée de force, puis aurait nagé et tapé du plat de la main sur l’eau lorsqu’elle a refusé ses avances, en lui disant « Ben alors casse-toi ».

Sidérée et craignant sa colère, elle affirme l’avoir rejoint dans l’eau. Il lui aurait alors pris le poignet et posé sa main sur son sexe en érection, alors qu’elle n’avait jamais eu de relation avec un garçon. « Ça me fait mal », lui aurait-elle dit lorsqu’il l’aurait pénétrée avec un doigt. La scène se serait poursuivie hors de l’eau.

Interrogé sur ce récit, Patrick Bruel a maintenu sa version : « Elle est venue dans cette piscine, on s’est embrassés, il n’y avait pas l’ombre d’un refus là-dedans, et à la fin du baiser, elle a détourné la tête, mis un peu ses mains contre ma poitrine, j’ai compris que ça n’irait pas plus loin et ça s’est arrêté là. »

Lors de sa première audition, en décembre 2021, le chanteur était pourtant beaucoup plus évasif. « Son nom me dit quelque chose. Je ne me souviens pas avoir échangé des choses avec elle », avait-il déclaré.

Les policiers l’avaient alors relancé en lui lisant les accusations et en soulignant l’existence d’échanges écrits prouvant qu’ils se connaissaient. Patrick Bruel s’était remémoré quelques éléments, comme la venue de la jeune femme chez lui, mais « pas de l’avoir embrassée » et encore moins de l’avoir violée.

Il avait ajouté : « S’il y a eu un début de séduction, c’est possible, mais si je sens que quelqu’un ne veut pas, ça s’arrête là, c’est terminé. S’il y a eu un baiser, ce n’est certainement pas un baiser forcé. Ce n’est pas moi et je n’ai pas besoin de ça. Ce n’est pas dans ma nature, je ne suis pas quelqu’un qui a le goût pour les citadelles imprenables, pour quelqu’un qui se refuse. Je m’inscris dans le désir de l’autre. Je n’ai jamais forcé qui que ce soit, je n’y trouve aucun plaisir. »

De son côté, Ophélie Fajfer a également fait évoluer ses déclarations. Dans sa première plainte, déposée le 14 septembre 2021, elle affirmait que le chanteur ne l’avait « jamais pénétrée ». Mais lors d’une deuxième audition, le 21 octobre 2021, elle a donné plus de détails.

« Dans ma plainte, je n’avais rien dit, mais je me souviens qu’il m’a touché le bas. J’ai toujours gardé ma culotte dans la piscine, mais il a réussi à mettre son doigt dans mon orifice, et je lui ai dit ‘ça me fait mal’, et il a enlevé sa main, et m’a dit d’un air surpris ‘ça te fait mal?’ Je voulais oublier ce moment, et je l’avais mis dans un coin de ma tête, mais je sais que c’est vrai », a-t-elle déclaré.

Après ces auditions et d’autres actes d’enquête, le parquet de Nanterre a classé la procédure sans suite le 15 novembre 2022. Le procureur a écrit à la jeune femme : « Il n’a pas pu être réuni de preuves suffisantes de commission d’une infraction puisque le mis en cause n’a pas reconnu les évènements que vous avez décrits sans que des éléments objectifs puissent permettre de combattre utilement ces dénégations. »

Malgré ce classement, le même parquet a décidé de rouvrir l’enquête quelques jours avant la publication de ces informations. Les avocats de Patrick Bruel, Me Christophe Ingrain et Me Céline Lasek, ont indiqué que leur client continue de nier les faits. « La justice a décidé un classement sans suite de cette plainte. C’est la conclusion des enquêteurs et des magistrats sur ce sujet. Elle est claire, et elle conforte l’innocence de Patrick Bruel. Son récit est clair et n’a pas varié depuis l’enquête. Après plusieurs semaines d’échanges entre eux et alors qu’ils se trouvaient ensemble chez lui, dans la piscine, il l’a embrassée, il a senti qu’elle ne lui rendait pas son baiser, il s’est arrêté là. Il regrette profondément les souffrances qu’elle exprime aujourd’hui. Ce jour-là, des membres de sa famille se trouvaient avec lui dans la maison de l’Isle-sur-Sorgue, de même que plusieurs personnes travaillant sur place. La présence de ces proches rend parfaitement impossible le récit présenté. »

Ophélie Fajfer, de son côté, se déclare prête à mener ce nouveau combat judiciaire, désormais accompagnée d’une avocate. L’enquête se poursuit.

📝 Cet article a été réécrit avec l’aide de l’IA à partir du contenu de BFMTV.
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