t>

À l’occasion du vingt-cinquième anniversaire de la loi Taubira, le président de la République, Emmanuel Macron, a prononcé un discours solennel depuis le jardin du Luxembourg, à Paris. Ce texte fondateur, adopté en 2001, reconnaît l’esclavage et la traite négrière transatlantique comme crimes contre l’humanité. Le chef de l’État a salué cette avancée législative majeure, tout en appelant à poursuivre le travail de mémoire et de réconciliation nationale.
Dans son allocution, Emmanuel Macron a rappelé l’importance de cette loi, portée par Christiane Taubira, alors députée de Guyane. « La France n’oublie pas les pages sombres de son histoire, elle les regarde en face pour mieux construire l’avenir », a-t-il déclaré, citant des extraits du texte original. Le président a insisté sur la nécessité de transmettre cette mémoire aux jeunes générations, notamment à travers l’éducation et la culture.
Le discours a également été l’occasion d’évoquer les limites de la loi de 2001, jugée insuffisante par certains historiens et associations. Macron a reconnu que « la reconnaissance juridique ne suffit pas à réparer les blessures du passé ». Il a annoncé la création d’un fonds dédié aux projets pédagogiques sur l’histoire de l’esclavage, ainsi qu’un soutien accru aux initiatives locales de mémoire.
Plusieurs personnalités politiques et représentants de la société civile assistaient à cette cérémonie, dont Christiane Taubira elle-même, saluée longuement par le président. « Nous devons à Christiane Taubira un combat essentiel pour la dignité et la justice », a-t-il affirmé, provoquant une ovation debout. L’ancienne garde des Sceaux a qualifié ce discours de « juste et nécessaire » dans une déclaration à l’issue de l’événement.
Enfin, Emmanuel Macron a appelé à un nouvel élan républicain contre toutes les formes de discriminations et de racismes contemporains. « La loi Taubira nous rappelle que l’histoire peut être un ferment de progrès si nous savons en tirer les leçons », a-t-il conclu, avant de déposer une gerbe au pied de la statue de Victor Schœlcher, symbole de l’abolition de l’esclavage en 1848. Un cycle de conférences et d’expositions est prévu dans les semaines à venir.
