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Emmanuel Grégoire, ministre délégué chargé de l’Éducation nationale, a procédé ce lundi à l’ouverture officielle de la Convention citoyenne sur la protection des enfants à l’école, réunissant à Paris une centaine de participants issus de la société civile, du corps enseignant et des associations de parents d’élèves.
Cette instance, annoncée en début d’année, a pour mission de formuler des propositions concrètes afin de renforcer la sécurité physique et psychologique des élèves dans les établissements scolaires. Les travaux s’articuleront autour de trois axes principaux : la prévention du harcèlement, la gestion des violences intrascolaires et l’amélioration des signalements.
Dans son discours d’ouverture, le ministre a insisté sur l’urgence d’agir face à la multiplication des faits de violence en milieu scolaire. « Nous devons passer d’une logique de réaction à une logique de prévention systématique », a-t-il déclaré, avant de rappeler que la protection de l’enfance constitue « une priorité absolue du Gouvernement ».
La convention, qui se déroulera sur six sessions réparties jusqu’en septembre 2025, associera également des experts en psychologie, en droit et en sciences de l’éducation. Les participants seront invités à co-construire un référentiel de bonnes pratiques destiné à être déployé dans l’ensemble des académies.
Plusieurs syndicats enseignants ont salué l’initiative tout en appelant à des moyens concrets supplémentaires. « Les intentions ne suffisent plus, il faut des postes et des formations », a réagi la secrétaire générale du SNUipp-FSU, en marge de la cérémonie. Le ministre a promis une restitution publique des conclusions d’ici la fin de l’année scolaire.
