Hantavirus : la ministre exclut l’apparition d’un variant plus dangereux

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Camille Leroy
Société - 18 Mai 2026

L’Institut Pasteur a tranché : aucun élément ne laisse penser à l’apparition d’un variant plus dangereux de l’hantavirus dans le cadre du foyer d’infection découvert sur le MV Hondius. La ministre de la Santé, Stéphanie Rist, l’a annoncé sur X, assurant que « le virus analysé correspond aux souches déjà connues et surveillées en Amérique du Sud ».

Un travail de « séquençage complet de la souche Andes détectée chez une passagère française » du navire a été réalisé pour arriver à cette conclusion, a indiqué la ministre. Il « permet de mieux comprendre le virus et de garantir une surveillance sanitaire étroite ».

Le séquençage est une opération qui vise à dresser un portrait génétique intégral du virus. En l’occurrence, il a montré que celui de la patiente française était très proche de ceux détectés et déjà séquencés chez les autres passagers infectés.

Selon l’Institut Pasteur, le virus de la patiente française est semblable à 97% à ceux des autres passagers, comme à certaines souches en Amérique latine.

Ces données, qui écartent l’hypothèse de « l’apparition d’un variant susceptible d’être plus transmissible », seront « partagées avec la communauté scientifique internationale selon les protocoles en vigueur », a ajouté Stéphanie Rist.

Les résultats de ce séquençage étaient très attendus par les autorités sanitaires pour déterminer s’il s’agissait d’une nouvelle version, potentiellement plus dangereuse, de ce virus, transmis à l’homme par des rongeurs et essentiellement présent en Amérique latine.

Au 13 mai, l’OMS faisait état de « 11 cas dont trois décès » signalés dans le cadre du foyer détecté sur le MV Hondius. « Huit cas ont été confirmés en laboratoire pour une infection par le virus des Andes (ANDV), deux sont probables et un cas est non concluant et fait l’objet d’analyses complémentaires », avait-elle détaillé.

En France, l’unique patiente testée positive, une femme âgée de plus de 65 ans, est prise en charge à l’hôpital Bichat, à Paris. Elle est actuellement en réanimation, dans un « état grave ».

Jeudi, Stéphanie Rist a indiqué que « la totalité des cas contacts à une personne positive à l’hantavirus, présents en France », ont en revanche été « testés négatifs, sans exception ». Toutefois, « face à une maladie dont la létalité est évaluée entre 30 et 40% et à la durée d’incubation longue », ces 26 personnes sont « toutes placées en isolement hospitalier », et « continueront à être suivies médicalement et à être testées 3 fois par semaine ».

📝 Cet article a été réécrit avec l’aide de l’IA à partir du contenu de BFMTV.
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