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Manuella, auxiliaire de vie depuis dix ans, exprime son impatience face aux annonces attendues de Sébastien Lecornu, ministre des Transports, concernant les aides au carburant. Elle représente ces professionnels du soin à domicile pour qui la voiture est un outil de travail indispensable.
Chaque jour, elle parcourt près de cent kilomètres pour se rendre chez ses patients, une distance devenue un fardeau financier avec la hausse des prix à la pompe. « Mon budget carburant a augmenté de 30% en un an, cela grève mon salaire déjà modeste », confie-t-elle.
« J’aimerais qu’il regarde réellement notre travail », lance Manuella, en référence au ministre. Elle déplore que les aides existantes ne tiennent pas compte des spécificités de leur métier, où les déplacements sont constants mais rarement indemnisés à leur juste valeur.
Le gouvernement a promis des mesures ciblées pour les travailleurs mobiles, mais les auxiliaires de vie craignent d’être oubliés au profit d’autres professions. Les syndicats réclament un coup de pouce immédiat, alors que les négociations sur le projet de loi de finances avancent.
En attendant, Manuella et ses collègues espèrent que leurs voix seront entendues. « Nous ne demandons pas la lune, juste une aide qui reconnaisse notre engagement quotidien », conclut-elle, le regard tourné vers les décisions à venir.
