
Le ministre de l’Économie et des Finances, Sébastien Lecornu, a réaffirmé ce mardi que le gouvernement n’envisageait aucune augmentation des impôts à l’horizon 2027. Cette déclaration intervient alors que le projet de loi de finances pour 2025 suscite de vives discussions au sein de la majorité et de l’opposition.
Interrogé lors d’une conférence de presse, M. Lecornu a assuré que « la trajectoire budgétaire reste claire : pas de hausse d’impôts, ni pour les ménages ni pour les entreprises, d’ici la fin du quinquennat ». Il a souligné que cette promesse s’inscrivait dans la continuité de la politique fiscale menée depuis 2017.
Le contexte budgétaire demeure toutefois tendu, avec une dette publique dépassant 110 % du PIB et des dépenses sociales en hausse. Le ministre a reconnu que des efforts supplémentaires seraient nécessaires, mais par des économies structurelles et non par une pression fiscale accrue.
Les réactions n’ont pas tardé. Du côté de l’opposition, plusieurs députés socialistes et écologistes ont qualifié cette promesse d’« irresponsable », estimant qu’elle compromettait le financement des services publics. En revanche, le Medef a salué une « parole claire et rassurante pour les investisseurs ».
Sébastien Lecornu a précisé que le gouvernement présenterait d’ici la fin de l’année un plan d’économies ciblant notamment les niches fiscales et les dépenses de fonctionnement. Il a conclu en appelant à une « responsabilité collective » pour tenir les objectifs de déficit sans alourdir la charge fiscale des Français.
