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Interrogé sur la flambée des prix à la pompe, Michel-Édouard Leclerc, président du comité stratégique des Centres Leclerc, a estimé que « c’est toujours le consommateur qui paye ». Une déclaration qui intervient alors que le gouvernement tente de trouver des solutions face à la hausse des carburants.
Le dirigeant de la grande distribution a dénoncé un système dans lequel les marges des raffineurs et des pétroliers augmentent sans que les consommateurs en soient protégés. « Les prix sont fixés par les coûts du brut et les marges des intermédiaires, pas par la volonté des distributeurs », a-t-il précisé.
Michel-Édouard Leclerc a également pointé du doigt la fiscalité, rappelant que les taxes représentent une part importante du prix final. « On ne peut pas baisser les prix sans une diminution des charges fiscales, mais cela relève de l’État », a-t-il ajouté.
Cette prise de position intervient dans un contexte de grogne sociale, où de nombreux automobilistes peinent à faire face à la hausse des coûts de déplacement. Les syndicats appellent à des blocages, tandis que le gouvernement annonce des discussions.
En conclusion, Michel-Édouard Leclerc a insisté sur la nécessité d’une transparence accrue sur la formation des prix. « Tant que les marges des raffineurs ne seront pas régulées, ce sera toujours le consommateur qui paiera la facture », a-t-il souligné.
