
Le ministre des Comptes publics, Sébastien Lecornu, a formellement écarté ce mercredi toute augmentation d’impôts dans le cadre du prochain budget de l’État. Interrogé sur BFMTV, il a affirmé que le gouvernement ne prévoyait « pas d’augmentations d’impôts » pour les ménages comme pour les entreprises. Cette déclaration intervient alors que les discussions budgétaires s’intensifient à Bercy.
Le locataire de Bercy a justifié cette position par la nécessité de ne pas peser davantage sur le pouvoir d’achat des Français et la compétitivité des entreprises. Il a également insisté sur le fait que l’exécutif entendait respecter ses engagements pris lors de la campagne présidentielle, malgré un contexte de déficit public élevé.
« Nous tenons notre ligne : pas de nouvelles taxes, pas de hausse des prélèvements obligatoires. Le redressement des comptes publics passera par la maîtrise de la dépense et non par une pression fiscale accrue », a-t-il déclaré. Lecornu a toutefois reconnu que la situation économique restait « fragile » et que des arbitrages difficiles étaient nécessaires.
Cette annonce a suscité des réactions contrastées. À gauche, plusieurs élus ont dénoncé une « promesse irresponsable » dans un contexte où la dette française dépasse les 3 000 milliards d’euros. À droite, on salue une position cohérente avec la ligne budgétaire du gouvernement, tout en appelant à des coupes plus franches dans les dépenses publiques.
Le projet de loi de finances pour 2025 doit être présenté en Conseil des ministres fin septembre. Le ministre a précisé que des économies seraient réalisées notamment via la réforme des niches fiscales et une rationalisation des agences de l’État. Il a conclu en réaffirmant que « l’équation budgétaire se résoudra sans alourdir la fiscalité des Français ».
