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L’économiste Nicolas Bouzou a estimé, dans un entretien diffusé sur BFMTV, que les superprofits réalisés par les compagnies pétrolières devraient être mis de côté pour faire face aux superpertes futures. Cette déclaration intervient alors que le prix des carburants continue d’alimenter le débat public en France.
« Les superprofits doivent être mis de côté pour éponger le moment où il y aura des superpertes », a affirmé Nicolas Bouzou. L’économiste plaide pour une stratégie de long terme, visant à lisser les effets des fluctuations des marchés pétroliers sur l’économie nationale.
Selon lui, les bénéfices exceptionnels enregistrés par les géants du secteur ne doivent pas être distribués ou taxés de manière ponctuelle, mais plutôt épargnés. Cette approche, inspirée de la gestion des cycles économiques, permettrait de constituer un volant de sécurité.
« Il ne s’agit pas de punir les entreprises, mais d’anticiper les retournements de conjoncture », a précisé Nicolas Bouzou. L’économiste recommande aux pouvoirs publics d’encourager cette mise en réserve via des mécanismes incitatifs, plutôt que par des prélèvements obligatoires.
Cette proposition relance le débat sur la fiscalité des superprofits, alors que le gouvernement réfléchit à des mesures pour protéger le pouvoir d’achat des ménages face à la hausse des prix du carburant.
