
L’ancien ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a estimé que les négociations sur le nucléaire iranien semblaient revenir aux termes des accords de Vienne signés en 2015. Selon lui, « on est en train de revenir » à ce cadre, malgré les tensions persistantes au Moyen-Orient.
Dans un entretien accordé à BFMTV, Jean-Yves Le Drian a souligné que le contexte régional, marqué par la guerre à Gaza et les affrontements entre Israël et le Hezbollah, compliquait toute avancée diplomatique. Il a néanmoins jugé que le retour à l’accord nucléaire constituait une piste crédible pour limiter la prolifération.
L’ancien chef de la diplomatie française a rappelé que l’accord de 2015, conclu entre Téhéran et les grandes puissances, avait permis de contrôler le programme nucléaire iranien en échange d’une levée des sanctions. Son abandon par les États-Unis en 2018 avait ouvert la voie à une escalade.
Jean-Yves Le Drian a insisté sur la nécessité d’une approche multilatérale, associant les États-Unis et les Européens, pour parvenir à un compromis. Il a estimé que les signaux récents de Téhéran, bien que timides, montraient une volonté de renégocier dans le cadre des accords de Vienne.
Le diplomate a conclu en appelant à une mobilisation rapide de la communauté internationale, afin d’éviter une nouvelle crise nucléaire au Proche-Orient. « Le temps presse », a-t-il averti, alors que les capacités d’enrichissement de l’Iran continuent de progresser.
