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Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a présenté ce mercredi les grandes lignes du projet de loi baptisé « Ripost », destiné à renforcer les capacités de réaction des forces de l’ordre face aux menaces sécuritaires. Ce texte, attendu depuis plusieurs semaines, vise à doter les policiers et gendarmes d’outils juridiques et techniques inédits.
Présenté comme une réponse aux évolutions de la criminalité, le projet de loi Ripost s’articule autour de trois axes principaux : la modernisation des moyens d’enquête, la simplification des procédures judiciaires et l’extension des prérogatives des agents sur le terrain. Selon le ministre, il s’agit de « donner aux forces de l’ordre les moyens de répondre avec rapidité et efficacité à des situations de crise de plus en plus complexes ».
Parmi les dispositions clés figurent la légalisation de l’usage de drones pour la surveillance de manifestations, le recours élargi à la reconnaissance faciale dans l’espace public sous contrôle judiciaire, ainsi que la création d’un statut spécifique pour les agents intervenant en milieu hostile. « Nous ne cédons pas à la surveillance de masse, mais nous devons utiliser la technologie pour protéger les citoyens », a précisé Laurent Nuñez.
Le texte suscite déjà des critiques de la part de plusieurs associations de défense des libertés publiques. Ces dernières dénoncent un « glissement sécuritaire » et une possible atteinte à la vie privée. En réponse, le ministre a assuré que toutes les mesures seraient encadrées par des garanties strictes et un contrôle par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL).
Le projet de loi Ripost devrait être examiné en conseil des ministres début mars, avant un débat parlementaire prévu au printemps. Le gouvernement espère une adoption avant l’été, arguant de l’urgence à adapter la législation face à des menaces en constante mutation.
