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Emmanuel Macron a annoncé ce mercredi un investissement supplémentaire de 1,55 milliard d’euros dans l’intelligence artificielle et les technologies de pointe, dans le but de renforcer la position de la France face à la concurrence américaine et chinoise.Le chef de l’État s’est exprimé depuis le plateau de Saclay, en région parisienne, où il a détaillé les grandes lignes de ce nouveau plan de financement. Ce montant vient s’ajouter aux 2,5 milliards d’euros déjà engagés depuis 2018 dans le cadre de la stratégie nationale pour l’IA.
Les fonds seront principalement alloués à la recherche fondamentale, au développement de modèles d’IA générative souverains et à la formation de talents. Emmanuel Macron a souligné l’urgence de bâtir une filière européenne capable de rivaliser avec les géants OpenAI, Google ou encore Baidu. « Nous ne pouvons pas laisser ces technologies stratégiques aux seules mains des acteurs américains ou chinois », a-t-il déclaré.
Le dispositif prévoit également un soutien accru aux startups françaises du secteur, via des appels à projets et des prises de participation publiques. L’objectif affiché est de doubler le nombre d’entreprises spécialisées dans l’IA d’ici 2027 et de créer au moins 10 000 emplois directs. Le gouvernement mise sur l’écosystème existant, notamment autour de Paris, Grenoble et Toulouse, pour accélérer l’innovation.
Cette annonce intervient dans un contexte de course mondiale aux investissements. Les États-Unis ont consacré près de 50 milliards de dollars à l’IA via le CHIPS Act et les crédits militaires, tandis que la Chine vise une domination totale d’ici 2030 avec un plan pluriannuel massif. La France entend jouer un rôle moteur au sein de l’Union européenne, où un fonds commun de 20 milliards d’euros est en discussion.
Enfin, Emmanuel Macron a insisté sur la nécessité d’une régulation éthique et sécurisée, sans entraver l’innovation. Il a plaidé pour un « New Deal » numérique européen, alliant financements publics et privés, et a appelé les industriels à investir massivement dans les infrastructures de calcul. Le gouvernement prévoit une évaluation à mi-parcours en 2025 pour ajuster les priorités si nécessaire.
