Félix Bingui, présumé chef du clan Yoda, jugé à Marseille pour trafic

3 minutes reading View : 0 View
Avatar photo
Hugo Petit
Société - 18 Mai 2026

C’est un procès sous haute surveillance qui s’ouvre ce lundi 18 mai devant le tribunal correctionnel de Marseille. Interpellé au Maroc le 8 mars 2024 puis extradé en France en janvier 2025, Félix Bingui, dit « Le Chat », le chef présumé du clan Yoda, comparaît pour « trafic de stupéfiants », « association de malfaiteurs » et « blanchiment ».

La justice devra se prononcer sur son implication présumée dans la gestion de 2021 à 2023 du réseau de stupéfiants de « La Fontaine », un important point de deal de la cité de La Paternelle à Marseille.

Ce procès se tient sous « haute sécurité » car Félix Bingui est considéré par plusieurs sources policières et judiciaires comme l’un des plus grands narcotrafiquants français, et selon l’accusation, comme le « chef incontestable » du gang marseillais Yoda, dont la guerre avec la DZ Mafia a causé la mort de 49 personnes en 2023 à Marseille.

Au total, vingt prévenus, dont deux sous mandat d’arrêt, seront jugés dans cette affaire jusqu’au vendredi 5 juin. Les peines encourues peuvent aller jusqu’à dix ans d’emprisonnement, ou vingt ans en cas de récidive. Tous restent présumés innocents.

Selon les informations recueillies, ce procès est considéré comme « sensible » par l’administration pénitentiaire. Plusieurs dizaines de policiers seront déployés à l’intérieur et à l’extérieur du tribunal.

Le procès se déroule dans la plus grande salle du tribunal correctionnel de Marseille, « réunissant les conditions de sécurité nécessaires ». « Il n’y a pas de menaces particulières sur ce procès mais toutes les précautions seront prises. En revanche, on ne peut pas écarter le risque d’une vendetta à l’encontre de Félix Bingui », confie une source policière haut placée.

Interrogé avant l’ouverture du procès, Me Philippe Ohayon, l’avocat de Félix Bingui, affirme qu’« il n’y a pas d’éléments » permettant de « démontrer » que son client est le chef du clan Yoda.

L’avocat a également réagi au dispositif de « haute sécurité » : « Une fois que l’audience aura démarré, toute cette pression sera oubliée pour ne s’attacher qu’aux preuves et indices. Le reste est anecdotique tant que la défense n’est pas entravée », ajoute-t-il.

« Ce qui importe maintenant c’est que chacun puisse s’exprimer et se défendre sereinement. D’expérience, la juridiction marseillaise a maintes fois su prouver son indépendance d’esprit et sa capacité à prendre des décisions fondées sur le droit et les faits, pas sur les rumeurs ou les suspicions hasardeuses », conclut Me Philippe Ohayon.

📝 Cet article a été réécrit avec l’aide de l’IA à partir du contenu de BFMTV.
Share Copied