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L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a mis en garde, mercredi, contre un risque accru de pénurie de carburants cet été en raison des tensions persistantes au Moyen-Orient. Selon l’organisation, le marché pétrolier mondial pourrait basculer en « zone rouge » si aucune solution diplomatique n’est trouvée rapidement.
« Les perturbations dans la région menacent directement l’équilibre entre l’offre et la demande », a déclaré le directeur exécutif de l’AIE, Fatih Birol, lors d’une conférence de presse à Paris. Il a souligné que les stocks mondiaux de pétrole brut sont déjà à des niveaux préoccupants, alors que la demande estivale s’annonce soutenue.
Les analystes craignent que les récentes attaques contre des installations pétrolières dans le golfe Persique ne réduisent la production de plusieurs millions de barils par jour. L’AIE estime que sans une désescalade rapide, les prix pourraient atteindre des records, affectant directement le transport et l’industrie en Europe.
« La situation est d’autant plus fragile que les capacités de réserve de l’Opep sont limitées », a ajouté M. Birol. L’agence appelle les gouvernements à accélérer les négociations et à diversifier leurs sources d’approvisionnement, notamment via les énergies renouvelables, pour éviter une crise énergétique majeure.
En France, le gouvernement suit de près l’évolution du dossier. Le ministre de la Transition énergétique a indiqué que des mesures de contingentement pourraient être activées si la tension se prolongeait, tout en exhortant les consommateurs à modérer leur consommation. L’été prochain s’annonce donc sous haute surveillance pour les automobilistes et les professionnels du secteur.
