t>
TRENDING

Free parties : le Sénat durcit les sanctions avec prison et amende

3 minutes reading View : 18
Avatar photo
Camille Leroy
Politique - 19 Mai 2026

Le Sénat a adopté, dans la nuit du lundi 18 au mardi 19 mai, plusieurs mesures visant à renforcer la répression des free parties, notamment en instaurant des peines de prison pour les participants à ces rassemblements musicaux illégaux, dans le cadre du projet de loi Ripost du gouvernement.

Ces dispositions, examinées quelques jours après une free party organisée sur un terrain militaire près de Bourges (Cher), promettaient des débats animés, à l’image d’une proposition de loi adoptée à l’Assemblée nationale début avril.

La discussion s’est finalement déroulée rapidement dans un hémicycle clairsemé, bien après minuit. Une partie de la gauche s’est néanmoins insurgée contre un arsenal répressif visant, selon elle, à « attaquer la jeunesse rurale » qui s’exprime lors de ces rassemblements, également qualifiés de rave parties.

Le Sénat a notamment voté l’abaissement à 250 participants du seuil au-delà duquel une déclaration en préfecture est obligatoire, contre 500 actuellement. Un nouveau délit pour l’organisation d’une free party, puni de deux ans de prison et 30 000 euros d’amende, a également été approuvé, en remplacement d’une simple contravention.

« L’exemple de la rave party du Cher a récemment démontré l’étendue des dégâts sanitaires, économiques et environnementaux que ces rassemblements peuvent provoquer. Leur organisation doit être sanctionnée avec la plus grande fermeté », a salué la rapporteure du Sénat, Lauriane Josende (Les Républicains).

Surtout, pour sanctionner les participants, le gouvernement a fait adopter le principe d’un nouveau délit passible de six mois de prison et 7 500 euros d’amende. Cette mesure va bien plus loin que le texte voté à l’Assemblée nationale en avril, qui prévoyait seulement une amende de 1 500 euros. Dans le texte voté au Sénat, une amende forfaitaire délictuelle (AFD) de 1 500 euros, jugée plus rapide, est également proposée comme alternative aux poursuites.

« Participer à une rave party interdite, c’est faire le choix de participer à un événement qui cause des troubles majeurs à l’ordre public et empêcher les pouvoirs publics de les prévenir », a appuyé le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez, défenseur du projet de loi Ripost, un texte hétéroclite pour lutter contre différents troubles à la sécurité du quotidien.

La mesure a outré une grande partie de la gauche : « Vouloir envoyer en prison des jeunes qui veulent juste danser sur de la musique me semble totalement disproportionné », a lancé l’écologiste Thomas Dossus, dénonçant une « offensive de répression complètement aveugle de la jeunesse ». Outre le Teknival près de Bourges, une autre free party, en Lozère, a fait parler ces derniers jours, plusieurs centaines de « teufeurs » se heurtant à un important dispositif de gendarmerie durant le week-end.

L’ensemble du projet de loi Ripost, dont l’examen se poursuit mardi, fera l’objet d’un vote solennel le mardi 26 mai au Sénat, avant sa transmission à l’Assemblée nationale.

📝 Cet article a été réécrit avec l’aide de l’IA à partir du contenu de BFMTV.
Share Copied