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Face à la résurgence de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo (RDC), le gouvernement français a annoncé ce week-end le déploiement de « premières mesures de précaution » à Mayotte, collectivité d’outre-mer située dans l’océan Indien. Cette décision vise à prévenir toute introduction du virus sur le territoire national, alors que les autorités sanitaires redoutent une extension de la contagion au-delà des frontières congolaises.
Les mesures, détaillées par le ministère de la Santé, comprennent un renforcement des contrôles sanitaires aux points d’entrée de l’île, notamment à l’aéroport de Dzaoudzi-Pamandzi et au port maritime. Les voyageurs en provenance de la région des Grands Lacs seront soumis à une surveillance accrue, avec prise de température systématique et questionnaire médical. « Nous activons un dispositif proportionné au risque, en lien avec les autorités locales et l’Organisation mondiale de la santé », a précisé une source ministérielle.
Mayotte, qui entretient des liaisons aériennes régulières avec plusieurs pays d’Afrique de l’Est, constitue une porte d’entrée potentielle pour le virus. Le gouvernement insiste sur la nécessité d’une réaction rapide tout en évitant la panique. « Il ne s’agit pas d’une alerte générale, mais d’une vigilance renforcée, conforme aux protocoles internationaux », a ajouté le porte-parole de la Direction générale de la Santé.
Parallèlement, des stocks de matériel médical et de vaccins expérimentaux ont été prépositionnés à Mayotte, et une cellule de crise a été activée au sein de l’Agence régionale de santé de l’océan Indien. Les professionnels de santé locaux bénéficient d’une formation accélérée à la prise en charge des cas suspects. Le gouvernement promet une communication transparente sur l’évolution de la situation.
L’épidémie actuelle en RDC, déclarée fin janvier dans la province du Nord-Kivu, a déjà causé plusieurs dizaines de décès. Les équipes d’urgence de l’OMS et de Médecins sans Frontières sont à l’œuvre sur place, mais la porosité des frontières et les déplacements de populations compliquent l’endiguement. Paris se dit prêt à apporter un soutien logistique supplémentaire à Kinshasa si nécessaire.
