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Le ministre de l’Économie, Sébastien Lecornu, a dévoilé mardi matin un ensemble de mesures destinées à atténuer l’impact de la flambée des prix des carburants sur les ménages français, tout en préservant l’équilibre budgétaire de l’État. Face à une augmentation de près de 15 % en un an, le gouvernement cherche à concilier soutien au pouvoir d’achat et discipline financière.
Parmi les annonces phares, une aide ciblée de 100 euros sera versée aux 10 millions de travailleurs les plus modestes utilisant leur véhicule pour se rendre au travail. Ce dispositif, d’un coût estimé à un milliard d’euros, sera financé par une contribution exceptionnelle des compagnies pétrolières, a précisé le ministre. « Nous voulons que l’effort soit partagé sans creuser davantage les déficits », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.
Par ailleurs, le gouvernement prévoit de renforcer le mécanisme de remise à la pompe, qui passera de 10 à 15 centimes par litre pour les trois prochains mois. Cette extension devrait coûter 600 millions d’euros supplémentaires, compensés par des économies réalisées sur d’autres postes budgétaires. Lecornu a insisté sur la nécessité de ne pas alourdir la dette publique, qui a déjà atteint 3 000 milliards d’euros.
Les associations de consommateurs ont salué des mesures « allant dans le bon sens », mais jugent insuffisant le ciblage des aides. « 100 euros, c’est un coup de pouce, pas une solution structurelle », a commenté Françoise Dupuis, présidente de l’Union des consommateurs. De son côté, l’opposition dénonce un « pansement sur une fracture » et réclame une baisse pérenne de la fiscalité sur les carburants.
Pour l’exécutif, ces annonces, qui entreront en vigueur au 1er juillet, visent à traverser la période estivale sans aggraver les comptes publics. Un nouveau point sera fait en septembre, en fonction de l’évolution des cours du pétrole. Lecornu a conclu : « Nous devons protéger les Français sans hypothéquer l’avenir de nos finances. »
