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Emprise d’un père : témoignage du fils au procès de l’ex-conjoint de Laëtitia

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Camille Leroy
Société - 20 Mai 2026

« Il me disait je t’aime pour me mettre après un coup dans la gueule. » Plusieurs personnes ont témoigné ce mardi 19 mai au deuxième jour du procès de Guillaume B., accusé d’avoir infligé des viols accompagnés d’actes de torture pendant sept ans à son ex-compagne Laëtitia R.

Tous les témoins dressent le portrait d’un homme autoritaire, violent, manipulateur, doté d’un certain charisme. Qu’il s’agisse d’un ancien ami ou de l’ex-épouse de l’accusé, les descriptions convergent. Mais c’est le témoignage de son fils, âgé de 17 ans et qui n’avait pas revu son père depuis son incarcération, qui a marqué cette journée à la cour d’assises de Digne-les-Bains (Alpes-de-Haute-Provence).

Face à lui, son père Guillaume B., qui n’avait montré aucune émotion depuis le début du procès, est apparu décomposé, en pleurs, en voyant son fils pour la première fois depuis des années. Un mot revient comme un leitmotiv : « emprise ». Ce terme, pesé et utilisé tout au long des déclarations, est prononcé par le jeune homme.

Le fils de Guillaume B. s’exprime d’une manière assurée, claire, très détachée de son père. À la barre, il le nomme « monsieur » ou « Guillaume ». À la question de la présidente : « Pour vous, est-ce votre père ? », il réfléchit et ne sait pas répondre.

Dans le box, Guillaume B. est en larmes en voyant ce fils d’une première union entrer dans la salle. Les larmes continuent lors des premiers mots de ce dernier : « Je souhaite qu’il soit condamné pour ce qu’il a fait. » Les échanges entre les deux hommes n’existent plus depuis l’incarcération de Guillaume B. : « Je ne vais jamais au parloir. Je ne veux plus le voir, c’est fini. »

Son fils assure qu’il avance dans sa vie depuis que son père est incarcéré. « C’était quelqu’un d’impulsif », décrit le jeune homme.

Ce dernier relate également les paroles de son père : « Si tu te tais pas, je vais t’en mettre une, petit con, tu vas faire ce que je te dis. »

« J’étais encore sous l’emprise avant. Je ne disais pas tout à ma mère, j’avais peur qu’elle le confronte, lui demande ce qu’il s’était passé », explique-t-il à la barre, indiquant qu’il a toujours été « très manipulateur après une dispute en disant des mots doux ». « Je pensais qu’il m’aimait et au final ça recommence », lance-t-il.

Son fils revient ensuite sur son enfance. L’avocate générale évoque les signalements de son institutrice à l’âge de sept ans, celle-ci décrivant à l’époque le garçon comme violent et indiquant « vouloir mourir ».

Plus tard, à ses 12 ans, le jeune garçon raconte avoir vécu à la maison des violences physiques et verbales, tout en évoquant aussi des moments heureux comme la naissance de sa petite sœur.

C’est au tour de l’accusé de prendre la parole dans le box. Ce dernier, ému, évoque son fils : « Il est magnifique et très intelligent. »

« J’ai l’impression, forte, que beaucoup de mots qu’il a dans la bouche ne viennent pas de lui. Mon fils a toujours été la prunelle de mes yeux. On entend des choses horribles, on n’entend pas que j’ai sauvé trois fois la vie de mon premier fils » qui faisait des crises d’épilepsie. Pour l’accusé, une chose est sûre : son fils a été manipulé.

📝 Cet article a été réécrit avec l’aide de l’IA à partir du contenu de BFMTV.
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