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Le Fonds monétaire international (FMI) a jugé ce jeudi 21 mai la réponse du gouvernement français à la crise énergétique « appropriée », tout en abaissant sa prévision de croissance pour 2026 à 0,7 %, contre 0,9 % précédemment. Cette révision fait suite à la guerre déclenchée fin février par les États-Unis et Israël contre l’Iran, qui a provoqué un blocage du détroit d’Ormuz et une flambée des cours des hydrocarbures et des engrais.
Dans son rapport annuel sur les finances publiques françaises (Article IV), l’institution souligne que le rythme actuel de redressement budgétaire est « insuffisant » pour ramener le déficit public sous 3 % du PIB en 2029 « en l’absence de mesures additionnelles ». Le FMI préconise donc de « redéfinir les priorités » en matière de dépenses, parmi les plus élevées d’Europe, et de limiter les hausses d’impôts.
L’institution a salué comme « bienvenue » l’annonce du gouvernement en avril de réaliser 6 milliards d’euros d’économies via des gels ou annulations de crédits, un montant qui pourrait être revu à la hausse en raison de l’impact du conflit au Moyen-Orient.
Le Premier ministre français doit tenir une conférence de presse à 17 heures, entouré de dix ministres, pour présenter les mesures de soutien à l’activité économique face aux conséquences de cette guerre. Selon des informations de BFMTV, le gouvernement envisage de prolonger les aides déjà en vigueur sur une période plus longue, alors qu’elles sont actuellement reconduites mensuellement.
Au-delà des secteurs déjà concernés (grands rouleurs, pêcheurs, transporteurs, agriculteurs et entreprises du BTP), de nouvelles professions pourraient être ciblées, notamment les aides-soignants et les aides à domicile.
Le FMI insiste sur la nécessité que la France poursuive son redressement budgétaire, et estime que la réponse à la crise énergétique doit rester « limitée, temporaire et ciblée ». Ces recommandations interviennent alors que le gouvernement cherche à concilier soutien à l’économie et maîtrise des finances publiques.
