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Le ministre des Comptes publics, David Amiel, a confirmé vendredi sur TF1 que le gouvernement gèlera les allègements de cotisations sociales des entreprises sur les bas salaires à partir du 1er juin, une mesure réclamée de longue date par le patronat. « Au 1er juin prochain, le gouvernement a décidé que l’enveloppe budgétaire dédiée aux allègements généraux n’augmentera pas. Elle ne baissera pas non plus », a-t-il déclaré.
Parallèlement, le Smic sera revalorisé au 1er juin pour s’aligner sur l’inflation. Cette double décision devrait créer un effet de ciseau d’environ 2 milliards d’euros pour les entreprises, selon le ministre, entre la hausse du salaire minimum d’un côté et le gel des allègements de charges de l’autre. Toutefois, seules « celles qui augmentent les salaires » seraient concernées, a-t-il précisé.
Les principales organisations patronales s’opposent fermement à ce gel. Dans une lettre commune adressée le 15 mai au Premier ministre Sébastien Lecornu, la CPME, le Medef, l’U2P, la FNSEA et l’Udes dénoncent une « double peine pour les entreprises et donc pour l’emploi, à savoir payer des salaires plus élevés et des cotisations patronales en hausse ».
Le ministre a souligné que l’enveloppe budgétaire des allègements généraux reste stable, ni augmentée ni réduite, afin de maîtriser les finances publiques. Cette décision intervient alors que le Smic augmente mécaniquement chaque année en fonction de l’inflation, ce qui alourdit la charge salariale pour les entreprises sans compensation supplémentaire.
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