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Italie : un village envahi par des paons, entre nuisance et fascination

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Camille Leroy
Société - 17 Mai 2026

Des dizaines de paons perturbent la vie quotidienne à Punta Marina, village balnéaire de la région d’Émilie-Romagne, près de Ravenne, en Italie. Les résidents se plaignent des nuisances sonores et des dégradations causées par ces oiseaux, dont la population a explosé en trente ans.

Ces oiseaux, reconnaissables à leur longue traîne irisée, se perchent sur les toits et les clôtures. Aucun recensement officiel n’a été effectué, mais on estime leur nombre à 120 dans le village, où ils ne semblent pas avoir de prédateurs naturels.

Marco Manzoli, 81 ans, chauffeur de bus à la retraite, les qualifie de « délinquants » qui produisent beaucoup de crottes. « Leur population a explosé en 30 ans et elle est désormais trop importante : ils perturbent le sommeil, gênent la circulation et salissent le sol avec des excréments qui ressemblent à de la crème glacée, dans lesquels on finit par marcher », a-t-il déclaré à l’AFPTV.

Il ajoute que les paons grimpent sur les voitures et les griffent, craignant que les touristes ne viennent plus en vacances sans garage pour leur véhicule. Non loin, six paons se promènent à un carrefour, contemplant leur reflet dans les voitures garées et les vitrines.

Le pâtissier Claudio Ianiero, 64 ans, explique que les paons vivaient auparavant dans une pinède derrière le village, mais qu’ils ont commencé à nicher dans les jardins de maisons abandonnées pour échapper aux prédateurs. « Là-bas, ils ont de nombreux ennemis naturels, comme les loups et les renards. Ici, en revanche, ils n’en ont aucun, et ils prolifèrent à un rythme difficile à contrôler », dit-il.

Bien qu’un paon se soit approché de la vitrine de sa boulangerie en lorgnant les croissants, Claudio Ianiero dément les informations alarmistes relayées par les médias (invasion, urgence sanitaire, exode forcé). Il affirme que les habitants vivent en harmonie avec ces oiseaux depuis des années, et les décrit comme « quelque chose de magique » pour Punta Marina.

Mara Capasso, caissière de supermarché de 57 ans, estime que la question « a divisé la ville en deux camps ». Certains voisins sont réveillés chaque nuit par les cris d’accouplement. Selon elle, les paons devraient être « emmenés dans des forêts de pins, des bois, des endroits où ils peuvent vivre dans leur habitat naturel, car ils ne devraient jamais vivre sur du béton ».

La mairie de Ravenne a envisagé diverses stratégies. Une tentative de relocalisation en 2022 a échoué en raison de l’opposition des associations de défense des animaux. Mais aujourd’hui, « nous recevons des propositions d’adoption de toute l’Italie », assure Claudio Ianiero. En 2024, la municipalité a lancé une campagne de sensibilisation pour cohabiter avec les paons, demandant de ne pas les nourrir.

Emanuele Crescentini, 50 ans, s’est autoproclamé « garde forestier » des paons, arpentant les rues pour les protéger de la colère des habitants. « Il y a beaucoup d’espace à Punta Marina, ils pourraient se disperser partout sans causer le moindre problème », souligne-t-il. « Nous pourrions montrer l’exemple d’une coexistence intelligente et mature. C’est tout à fait possible », selon lui.

📝 Cet article a été réécrit avec l’aide de l’IA à partir du contenu de BFMTV.
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