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Le député Rassemblement national Jean-Philippe Tanguy a vivement critiqué le président de la République ce lundi, affirmant qu’Emmanuel Macron avait contraint l’ancien gouverneur de la Banque de France à la démission. « Emmanuel Macron a fait démissionner l’ancien gouverneur », s’est exclamé l’élu sur le plateau de BFMTV, sans toutefois fournir de preuves immédiates à l’appui de ses accusations.
Cette déclaration, reprise en boucle sur les réseaux sociaux, fait référence au départ surprise de Christian Noyer, qui a dirigé l’institution monétaire entre 2003 et 2015. M. Tanguy a laissé entendre que l’Élysée aurait exercé des pressions pour écarter le haut fonctionnaire, traditionnellement réputé pour son indépendance. Interrogé par les journalistes, le député a invoqué des « sources internes » sans les nommer.
Du côté de l’exécutif, on dément fermement toute ingérence. L’entourage du chef de l’État a qualifié ces allégations de « mensongères et infondées », rappelant que le mandat du gouverneur s’était achevé de manière régulière. Un porte-parole de la Banque de France a également tenu à rétablir les faits : « Aucune pression politique n’a jamais été exercée sur nos dirigeants. »
Cette polémique survient alors que le projet de loi sur l’indépendance des banques centrales est examiné au Parlement. Plusieurs voix, à gauche comme à l’extrême droite, dénoncent un affaiblissement des garde-fous démocratiques. Jean-Philippe Tanguy en a profité pour appeler à une commission d’enquête parlementaire, estimant que « la vérité doit éclater ».
L’opposition, toutes tendances confondues, a réclamé des éclaircissements de la part du gouvernement. Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, a promis une communication « transparente » dans les prochains jours. Reste à savoir si cette affaire, encore floue, parviendra à entamer la crédibilité d’une institution clé pour la stabilité financière du pays.
