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La candidate du Rassemblement national à l’élection présidentielle, Marine Le Pen, s’est prononcée en faveur d’une taxation des superprofits des compagnies pétrolières, estimant qu’il ne fallait pas se reposer sur la seule bonne volonté de TotalÉnergies. Elle a fait cette déclaration vendredi sur le plateau de BFMTV, en réaction à la flambée des prix des carburants à la pompe.
Alors que le gouvernement étudie différentes options pour soulager le portefeuille des automobilistes, Marine Le Pen a clairement indiqué sa préférence pour une mesure contraignante plutôt que des engagements volontaires. Selon elle, l’entreprise Total, qui réalise des bénéfices records, doit contribuer davantage à l’effort national.
« Je préfère qu’il y ait une taxe sur les surprofits plutôt que d’attendre la bonne volonté de Total », a-t-elle assuré lors de son interview. Cette déclaration intervient après que le groupe a annoncé une remise de 20 centimes par litre de carburant, une mesure jugée insuffisante par la candidate.
Marine Le Pen a également critiqué l’attitude du gouvernement, qu’elle accuse de timidité face aux grands groupes. Elle estime que seule une taxation obligatoire permettra de dégager des ressources pour aider les ménages les plus modestes à faire face à la hausse du coût de la vie.
Cette prise de position s’inscrit dans un contexte électoral tendu, où le pouvoir d’achat est la préoccupation majeure des Français. En proposant une taxe sur les surprofits, Marine Le Pen cherche à se démarquer d’Emmanuel Macron, qui privilégie jusqu’à présent des mesures incitatives et des négociations avec les industriels.
