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Vingt-cinq banques supplémentaires, dont ABN Amro, Rabobank et Sabadell, ont intégré le consortium européen qivalis, qui prévoit de lancer un stablecoin adossé à l’euro d’ici la fin de l’année, a annoncé l’organisation mercredi. Ce projet, porté par une société basée à Amsterdam créée en 2023, compte désormais 37 établissements financiers issus de quinze pays.
Parmi les nouveaux entrants figurent également Bankinter, Handelsbanken et Nordea, aux côtés de géants déjà membres comme ING, BNP Paribas et BBVA. Le fonctionnement d’un stablecoin est comparable à celui d’un fonds monétaire exposé aux taux souverains de la devise à laquelle la cryptodevise est adossée, offrant ainsi une stabilité relative.
Ce projet vise à contrer la domination américaine dans les paiements numériques et à participer à un futur où des actifs comme les obligations ou l’immobilier seraient négociés sous forme de jetons cryptographiques sur blockchain. À ce jour, 97% de l’offre mondiale de stablecoins est adossée au dollar, le reste se répartissant sur d’autres devises traditionnelles.
La présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, s’est montrée sceptique plus tôt ce mois-ci quant à la nécessité de créer des stablecoins adossés à la devise européenne. Selon elle, ces instruments pourraient entraver le travail de l’institution monétaire et aggraver d’éventuelles turbulences financières.
Malgré ces réserves, le consortium qivalis poursuit son développement avec l’ambition de renforcer l’autonomie européenne dans les infrastructures de paiement numériques. Les 37 banques membres, représentant quinze pays, entendent ainsi peser dans l’évolution du système financier global.
