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Roselyne Bachelot, ministre de la Santé et des Sports en 2010, affirme ne ressentir « aucun regret » concernant la virulence de son intervention à l’Assemblée nationale après la grève des joueurs de l’équipe de France à Knysna. Dans un entretien accordé à BFMTV, l’ancienne membre du gouvernement Fillon revient sur cet épisode qui avait profondément divisé le pays.
« Je ne regrette pas du tout ce discours, déclare-t-elle. Il fallait dire les choses avec force. Ces joueurs avaient manqué à leur devoir d’exemplarité. » Le 22 juin 2010, face aux députés, elle avait fustigé le comportement des Bleus, parlant de « honte nationale » et de « faillite morale ».
Cette sortie, restée dans les annales, avait provoqué une polémique au sein du monde sportif. Certains entraîneurs et observateurs avaient jugé le propos trop sévère, estimant que la ministre avait franchi une ligne rouge en mêlant politique et football. Mais pour Roselyne Bachelot, il s’agissait d’une réaction légitime face à une situation inédite.
Interrogée sur les conséquences de son discours, elle estime que celui-ci a contribué à « rétablir une forme de dignité républicaine ». Elle ajoute : « La France attendait une réponse ferme de ses dirigeants. Je ne pouvais pas me taire. » Aucune excuse n’a été formulée depuis auprès des joueurs concernés, précise-t-elle.
Seize ans après les faits, ce discours reste l’un des moments les plus marquants de la crise des Bleus en Afrique du Sud. Roselyne Bachelot conclut : « L’histoire retiendra que nous avons su dire non à l’arrogance et à l’irresponsabilité. » Un positionnement qu’elle assume pleinement, sans concession.
