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L’audience décisive devant le tribunal de commerce de Paris, prévue ce mercredi, pourrait sceller le sort du projet de scission du groupe Vivendi impulsé par Vincent Bolloré. Ce plan, qui prévoit la division du conglomérat en quatre entités cotées distinctes, suscite des tensions entre les actionnaires et la direction.
Le géant des médias et de l’édition, propriétaire notamment d’Havas, de Canal+ et d’Universal Music Group, entendait se séparer de ses principales divisions pour dégager de la valeur. Mais plusieurs actionnaires minoritaires ont contesté la procédure, estimant que la valorisation des actifs était sous-évaluée et que le calendrier était précipité.
Vincent Bolloré, actionnaire de référence et président du conseil de surveillance, défend une vision stratégique visant à simplifier la structure du groupe. « Cette scission permettra à chaque filiale de bénéficier d’une plus grande autonomie et d’une meilleure lisibilité sur les marchés financiers », a-t-il déclaré lors d’une précédente assemblée.
Les opposants, représentés par des fonds d’investissement, dénoncent un manque de transparence et un risque de dilution pour les actionnaires. « Nous ne sommes pas contre l’opération en soi, mais nous exigeons des garanties sur l’équité de traitement », a affirmé un porte-parole des requérants.
La décision du tribunal, attendue dans les prochains jours, pourrait avoir des répercussions majeures sur l’avenir du groupe et sur la stratégie de son principal actionnaire. Une issue favorable à Vivendi ouvrirait la voie à la mise en œuvre rapide du plan, tandis qu’un rejet contraindrait le conglomérat à revoir sa copie.
