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La nouvelle compagnie aérienne Air Inter Région (AIR), lancée en avril dernier, promet de relier les régions françaises par les airs. Fondée par Franck Crépin, pilote ayant une expérience dans la finance et l’industrie aéronautique, elle vise à proposer des vols sur des appareils pouvant transporter entre 10 et 14 passagers.
Parmi les trajets annoncés pour un lancement à l’horizon début 2027, la liaison Lille – Le Touquet s’effectuerait en 20 minutes, contre deux heures en voiture ou une heure en train. Cette offre ambitionne de réduire significativement les temps de déplacement régionaux.
Sur sa page LinkedIn, AIR précise vouloir « réinventer la mobilité aérienne régionale avec des vols courts, efficaces et à haute fréquence, conçus pour les besoins de mobilité du quotidien ». La compagnie entend ainsi répondre à une demande de déplacements rapides entre villes de taille moyenne.
Dans sa stratégie de déploiement, AIR vise 18 aéroports pour son réseau, dont cinq capitales de région du nord de la France jusqu’à la côte atlantique. Sont cités Lille, Rouen, Rennes, Nantes, Bordeaux, Calais, Le Touquet, Le Havre, Deauville, Caen, Dinard, Brest, Lorient, Vannes, La Baule, Saint-Nazaire, La Rochelle et Biarritz.
La flotte d’AIR comprend plusieurs Cessna Grand Caravan EX, des appareils biturbopropulseurs pouvant transporter 10 à 14 passagers. Aucun chiffre précis n’est encore communiqué sur le nombre de vols prévus dès le lancement de l’offre.
Concernant la tarification, l’offre commerciale ne détaille pas encore les prix. Pour un vol Lille – Le Touquet en février 2027, un assistant informatique interroge les passagers sur leur flexibilité et recueille leurs coordonnées, sans donner de montant.
Sur le plan environnemental, AIR s’engage dans un « continuum de transport décarboné, intégrant des partenariats en amont et en aval du vol », avec pour objectif d’atteindre zéro émission d’ici 2035. La compagnie mise sur des appareils modernes et des carburants durables.
Cette initiative intervient dans un contexte où la mobilité régionale cherche des alternatives à la route et au train. Reste à voir si les tarifs et la fréquence des vols convaincront les voyageurs d’opter pour l’avion sur des trajets courts.
