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Marine Le Pen a vivement critiqué la décision du Conseil constitutionnel relative au rétablissement des zones à faibles émissions (ZFE), estimant que cette instance « contraint la volonté exprimée par le peuple ». La présidente du Rassemblement national s’est exprimée ce jeudi devant la presse, dénonçant une atteinte à la démocratie directe.
Le Conseil constitutionnel a en effet censuré plusieurs dispositions de la loi d’orientation des mobilités qui prévoyaient un assouplissement du dispositif des ZFE. Les sages ont jugé que ces mesures ne respectaient pas les objectifs de protection de l’environnement fixés par la Constitution et le droit européen.
« Les juges constitutionnels s’opposent à la volonté des élus locaux et des citoyens qui souhaitaient aménager ces restrictions », a déclaré Marine Le Pen. La cheffe de file du RN a appelé à une révision de la Constitution pour mieux protéger les décisions populaires contre ce qu’elle qualifie de « gouvernement des juges ».
Cette décision intervient dans un contexte de tensions croissantes autour des ZFE, dont l’entrée en vigueur progressive suscite des oppositions dans plusieurs métropoles. Plusieurs associations d’automobilistes et d’élus locaux ont également exprimé leur mécontentement, tandis que les défenseurs de l’environnement saluent une décision conforme aux engagements climatiques de la France.
Le débat devrait se poursuivre au Parlement, où le gouvernement a promis de présenter un nouveau texte « équilibré » entre impératifs écologiques et acceptabilité sociale. Marine Le Pen a déjà annoncé que son parti déposerait une proposition de loi pour revenir sur cette décision.
