t>
TRENDING

«Nous résistons aux vents de face» : Roland Lescure face à la croissance nulle

2 minutes reading View : 19
Avatar photo
Lucas Dubois
Politique - 18 Mai 2026

Malgré une croissance nulle au premier trimestre 2026 et une remontée du chômage à 8,1%, le ministre de l’Économie et des Finances, Roland Lescure, a assuré dimanche dans La Tribune Dimanche qu’il n’y avait «aucun déni» sur la situation économique, tout en refusant «tout pessimisme exagéré». L’Insee a en effet annoncé fin avril une stagnation du PIB, contre une prévision initiale de 0,2%, tandis que l’inflation a repassé la barre des 2%, à 2,2% sur un an en avril, tirée par les prix de l’énergie.

Le ministre a justifié ce coup de frein par «des facteurs exceptionnels, dont un hiver très clément qui a réduit la consommation d’énergie ou encore un ralentissement des livraisons d’appareils par Airbus». Interrogé sur la hausse du chômage, il a rétorqué que «on n’a jamais autant travaillé en France puisque le taux d’activité atteint 70%». Il a également rappelé que le consensus des économistes pour 2026 se situe à 0,8% de croissance, «ce qui reste très proche de notre prévision, qui s’élevait à 0,9%».

Roland Lescure a insisté sur la résilience de l’économie française face à ce qu’il qualifie de «choc exogène», lié au conflit en Iran qui «bloque 20% du pétrole mondial». Selon lui, la France «résiste aux vents de face» grâce à son mix énergétique et à des stabilisateurs automatiques, citant la revalorisation de 2,41% du Smic au 1er juin. «Nous sommes mis à l’épreuve par un choc exogène», a-t-il déclaré, tout en estimant que les Français sont «moins exposés» que d’autres.

Le ministre a également mis en avant la diversification des approvisionnements énergétiques : «Nous sommes parvenus à diversifier nos flux d’importation de carburants», a-t-il précisé, évoquant notamment les importations en provenance des États-Unis. Il a ainsi cherché à rassurer sur la capacité de la France à surmonter les tensions géopolitiques actuelles.

Si les indicateurs conjoncturels se dégradent, le gouvernement maintient sa prévision de croissance à 0,9% pour 2026, contre 0,8% pour le consensus des économistes. Le ministre appelle à ne pas céder au catastrophisme, tout en reconnaissant la difficulté du moment.

📝 Cet article a été réécrit avec l’aide de l’IA à partir du contenu de BFMTV.
Share Copied