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À l’approche de la fin de son quinquennat, Emmanuel Macron multiplie les annonces en faveur de l’environnement, suscitant des interrogations sur une possible opération de sauvetage de son bilan écologique. Alors que la France accuse un retard dans plusieurs objectifs climatiques, l’exécutif tente de redorer son image auprès des électeurs sensibles à la cause verte.
Le chef de l’État a récemment présenté une série de mesures, dont l’accélération du déploiement des énergies renouvelables et un plan de rénovation énergétique des logements. « Nous devons faire davantage et plus vite », a-t-il déclaré lors d’un déplacement dans le Nord, tout en insistant sur la nécessité de concilier transition écologique et compétitivité économique.
Les associations environnementales restent sceptiques. « Ces annonces interviennent tardivement et manquent d’ambition », estime Claire Dupont, porte-parole de Greenpeace France. « Le gouvernement a sacrifié l’écologie sur l’autel de la croissance pendant des années. Aujourd’hui, il tente de rattraper le temps perdu par pur calcul politique. »
Du côté de l’opposition, les critiques fusent. Les députés écologistes dénoncent un « verdissement de façade », tandis que la droite accuse l’exécutif de céder aux pressions des activistes. « Emmanuel Macron cherche à sauver son héritage, mais les Français ne sont pas dupes », a lancé la députée LFI Mathilde Panot.
Reste à savoir si cette offensive de communication suffira à convaincre les électeurs. Selon un sondage récent, 62 % des Français jugent insuffisante l’action du gouvernement en matière d’écologie. Pour les experts, le temps presse : la France doit réduire ses émissions de gaz à effet de serre de 40 % d’ici 2030 sous peine de sanctions européennes.
