
La présidente du Rassemblement national, Marine Le Pen, a affirmé ce mardi que les Français « renoncent à se déplacer » en raison du coût élevé des carburants. Elle dénonce une situation de plus en plus intenable pour les ménages modestes et ruraux.
Selon elle, la flambée des prix à la pompe, qui dépasse régulièrement les 2 euros le litre, pénalise directement les travailleurs et les familles contraints d’utiliser leur véhicule quotidiennement. « C’est un impôt déguisé qui frappe les plus fragiles », a-t-elle déclaré.
Lors d’un déplacement dans les Hauts-de-France, Marine Le Pen a également critiqué la politique énergétique du gouvernement, accusé de ne pas agir efficacement pour enrayer cette hausse. Elle réclame une baisse de la TVA sur les carburants et des aides ciblées pour les professionnels.
La candidate à l’élection présidentielle a cité l’exemple d’un artisan qui aurait réduit ses trajets de moitié, faute de pouvoir assumer les frais d’essence. « On assiste à une forme de sédentarité forcée, préjudiciable à l’économie et à la vie sociale », a-t-elle souligné.
De son côté, l’exécutif rappelle les mesures déjà prises, comme l’indemnité carburant de 100 euros, jugée insuffisante par l’opposition. La polémique relance le débat sur la transition écologique et la justice sociale en période d’inflation persistante.
