
Marine Le Pen a estimé ce lundi que les aides publiques accordées sur le carburant par l’exécutif étaient nettement insuffisantes pour répondre à la crise du pouvoir d’achat. Lors d’une conférence de presse, la présidente du Rassemblement national a dénoncé des mesures « timides et incohérentes » qui ne protègent pas les Français les plus modestes.
Selon elle, le dispositif actuel, qui prévoit une remise de 30 centimes par litre jusqu’à fin 2024, ne couvre qu’une fraction de la hausse des prix constatée à la pompe. « Les ménages ruraux et les travailleurs précaires sont les grands oubliés de cette politique », a-t-elle martelé, réclamant une baisse plus significative de la fiscalité sur les carburants.
La candidate à la présidentielle de 2022 propose notamment une réduction de la TVA à 5,5 % sur les produits pétroliers, mesure qu’elle juge « plus efficace et immédiatement perceptible ». Elle a également appelé à un contrôle strict des marges des distributeurs, accusés de profiter de l’inflation pour accroître leurs profits.
De son côté, le gouvernement défend son bilan en soulignant que ces aides représentent plusieurs milliards d’euros et qu’elles ciblent les ménages les plus vulnérables via des chèques énergie et des remises directes. L’exécutif estime qu’une baisse générale des taxes serait trop coûteuse pour les finances publiques et bénéficierait avant tout aux grands consommateurs.
Alors que le débat sur le pouvoir d’achat s’invite dans la campagne des élections européennes, Marine Le Pen entend faire de ce sujet un axe central de son discours. Elle promet de déposer une proposition de loi à l’Assemblée nationale pour contraindre le gouvernement à revoir sa copie sur la fiscalité énergétique.
